TRAVERSÉE CHINE JAPON

Samedi 1er avril : Le départ du navire XIAN JIN ZHEN est prévu à 12h30. Depuis le pont j’assiste avec curiosité aux manœuvres qui précèdent le départ : ballets incessants des fenwicks, lente fermeture du pont d’accés, remontée rapide des lourds câbles d’amarrage. C’est le départ ! Le voyage doit durer 42h.

DSC02486
Pour atteindre la mer de Chine, le navire descend lentement le Yantsé sur lequel naviguent nombre de cargos, péniches, bateaux de croisière. Il fait un temps magnifique. Je regarde longuement défiler Shanghai en essayant de reconnaître quelques lieux visités. L’image des gratte-ciel, tels des cairns géants indiquant le chemin, m’attriste un peu.

20170402_155815
Après les 2 nuits passées dans la chambre 703 (voir article sur Shanghai), la cabine me semble luxueuse, les douches et toilettes rutilantes et la cafétéria sans égale. Le matin avant le petit déjeuner, il faut passer sous le détecteur de température…Pour ma part RAS !

Dimanche soir 2 avril :

DSC02498

DSC02500Ces 2 jours ont été un bon intermède pour se réposer, lire, écrire, répéter les mots japonais indispensables, rencontrer des gens bien sympathiques et préparer la suite du voyage : 3 semaines de marche sur le chemin des 88 temples de Shikoku (Shikoku henro). Les japonais n’étant pas avare d’informations et de conseils, j’ai pu préciser et compléter mon parcours.

Shanghaï

En approchant de Shanghai par le train grande vitesse, je suis un peu inquiète : l’idée de devoir chercher un bout de ciel au dessus des buildings, d’être aspirée dans une ambiance trépidante et bruyante me laisse dubitative. Mais la Chine m’à appris un peu de sagesse : attendons d’y être !
Les dimensions pharaonique de la gare fluidifient parfaitement les déplacements d’une foule pressée. Moderne, très lumineuse, elle reste un lieu presque ordinaire. Ensuite, s’orienter dans le métro, prendre son billet, est étonnement simple et rapide (malgré les portiques de sécurité). Ouf, le premier contact avec cette mégalopole de 18,5 millions d’habitants me rassure un peu.
Par chance, le temps est doux et ensoleillé. Dans le centre, beaucoup se déplacent en deux roues. Les espaces verts : petits parcs, promenades, jardins clos de type chinois sont des lieux de promenade agréables. La visite du musée de Shanghai (aux mêmes dimensions que la gare) est incontournable.

DSC02449

DSC02465Le soir, le quartier de Pudong, en bord de rivière, se révèle être un spectacle qui attire une foule de curieux. Les gratte-ciel et tours qui rivalisent par leur architecture fantaisiste et leur hauteur vertigineuse se parent d’étonnants effets lumineux tandis que des bandeaux défilants affichent en continu les valeurs boursières. Ce feu d’artifice dure toute la nuit et on ne peut s’empêcher de penser au gaspillage d’énergie…

20170402_155632

DSC02430.JPGA quelques centaines de mètres le quartier de l’ancienne Concession Française laisse apparaître ses bâtiments de type haussmanien. Plus loin, dans des ruelles, des maisons au façade de bois noirci, envahissent les trottoirs avec leur étalage de passementerie, tissu…Un grand quartier industriel nous dévoilent des dizaines d’ateliers d’arts : peinture, broderie, sculpture…
Quatre jours n’ont pas été suffisant pour découvrir au hasard des balades toutes les facettes de Shanghai. Paradoxalement, rester plus longtemps, aurait peut-être terni ces impressions positives. J’ai apprécié la diversité de cette ville dans laquelle se mêlent passé et modernisme.

Une anecdote : le mystère de la chambre 703.
Avec Sylvie, nous recherchons une guesthouse ou un petit hôtel situé non loin du centre, pour y passer les deux dernières nuits. L’hôtel Oliveira correspond à ces critères, merci Booking.com ! Une fois la réservation effectuée, je reçois un mail de confirmation précisant l’adresse : 500 Xijiang road, 7th floor, room 703…Un peu bizarre pour une adresse d’hôtel, mais on est en Chine et qui plus est à Shanghai !
Au 500 Xijiang road, se trouve effectivement un hôtel mais qui n’est pas l’Oliveira Hotel. A la réception, ce nom est d’ailleurs inconnu : le mystère s’épaissit ! Nous décidons tout de même de prendre l’ascenseur vers le 7iéme étage à la recherche de la chambre 703. Là, sur la porte, sont affichés des cartes postales et autres témoignages de voyageurs que l’on voit souvent à l’entrée des auberges de jeunesse. On a trouvé…On frappe. Une jeune chinoise ouvre, disant qu’il s’agit bien du Oliveira Hotel. Nous voilà rassurées. Mais cette impression ne va durer qu’une seconde ! Il s’agit en fait d’un appartement de 35 mètres carrés environ, dans lequel on réussi à caser (j’allais écrire « coinçer ») 10 lits : 2 lits superposés dans la petite « chambre » et 3 autres lits superposés dans le «salon ». Aucun rangement possible, sinon sur, entre, sous, sur les bords des lits (ou bordel-lits au choix)…Il y en a partout ! Une douche avec WC et une mini-cuisine, envahis également par les objets personnels de 10 personnes ne laissent aucun espace permettant un nettoyage efficace et plus que nécessaire, auquel on a renonçé depuis longtemps.
Les 8 autres personnes sont de jeunes chinoises, sympathiques, étudiantes ou travaillant et donc se levant tôt ou rentrant tard…je vous laisse imaginer !

Point positif (encore la sagesse chinoise) : cet « établissement » n’étant qu’un lieu pour sommeiller, nous en avons profité pour découvrir au maximum Shanghai.