ARRIVÉE EN INDONESIE

Je quitte avec regret le Sarawak. J’aurais bien aimé y rester plus longtemps mais mon billet d’avion pour l’Indonésie est déjà réservé.
De Kuching, après 2 heures de vol, j’atterris à Jakarta. Cette immense ville ne m’attire pas vraiment, peut-être à tort. Mais c’est la fin du Ramadan, de nombreuses fêtes et rassemblements sont prévus ici et là amenant encore plus de trafic, de bruit et de pollution. Je prends donc directement un bus pour Bogor, à 2 heures de route de Jakarta, vers l’intérieur.
D’emblée, je trouve qu’il y fait plus frais qu’en Malaisie. Est-ce la présence de cet immense jardin botanique de 64 hectares en plein cœur de ville ? la proximité de montagnes ? les nombreux jours de pluie ? Quoi qu’il en soit, on s’y sent bien ! Il y a bien sûr la circulation anarchique de l’Asie, l’appréhension de traverser les avenues…classique. J’avais réservé une chambre par l’intermédiaire de Airbnb. Mon hôte, habitué à recevoir des voyageurs étrangers, est venu me chercher à la gare routière où habitude et rapidité sont nécessaires pour trouver le bon van et s’y engouffrer.
La visite du jardin botanique nécessite une journée, voire plus pour les passionnés. Ce sont des bambous géants, de gigantesques arbres centenaires, un étang de lotus, des orchidées, une rafflesia encore en formation et qui mettra plusieurs mois avant de s’ouvrir. En levant la tête on aperçoit, accrochées aux branches, des grappes de chauve-souris, la tête en bas, battant lentement des ailes pour se ventiler.

 

DSC02859
Chauve-souris

Il y a également dans les environs de belles cascades. L’eau y est fraîche, revigorante, surtout à 7 heures du matin pour éviter l’afflux des vacanciers. Les hommes et les enfants se baignent, les femmes papotent assises sur les rochers. Les abords ont été aménagés à la mode indonésienne : piquets de bambous et tôles ondulées font l’affaire pour abriter des cuisines de fortune. Sur le sol, quelques tapis font office de salle à manger. Un cadre magnifique qui inçite au farniente, mais les ordures jonchent le sol, voire l’eau…

DSC02866

DSC02867

Jogyakarta, à 400 kilomètres de Bogor, est le centre culturel de Java. Dans la ville, pour drainer le flux des visiteurs, les moyens de transport sont multiples : taxis, bus, porteurs à vélo, calèche, motos…Outre le palais du sultan et autres monuments historiques, la ville est également connue pour son batik. Chaque magasin, et il y en a beaucoup, certifie l’authenticité de ses pièces de tissu.
Je suis un peu déçue par cette ville faite pour les touristes, business oblige ! Il reste encore quelques ruelles, trop étroites pour que passe une moto, où l’on aperçoit, le matin de bonne heure, des vendeurs d’oranges ou de snake fruit, et qui vous accueillent d’un sourire. Il y a, par ci par là, des maisons aux toits de tuiles pittoresques, écrasés entre deux immeubles…

DSC02874

 

 

AU MILIEU DU SARAWAK

 

Les bateaux qui naviguent entre Sibu et Belaga ressemblent à de gros serpents d’eau avec leur museau triangulaire et leur corps long et mince.  Les hublots arrivent juste au dessus du niveau de l’eau. Les bagages, et il y en a beaucoup, sont arrimés sur le toit, protégés par des bâches.

DSC02836

Le trajet Sibu-Kapit est tranquille, si ce n’est le bruit du moteur et l’odeur du gasoil.

Kapit n’est pas une ville trés agréable, ni très accueillante : difficile d’obtenir des renseignements. Le lendemain matin à 8 neures, je me rends en van (le bus local) au bureau administratif, un peu éloigné de la ville, qui délivre le permis obligatoire et gratuit aux étrangers qui désirent aller dans les environs de Belaga. Le bateau part à 9 heures 30, j’ai le temps. Mais c’est lundi, les employés arrivent lentement vers 8 heures 30. Je remplis un formulaire et j’attends. Enfin, une personne arrive, met en route l’ordi, puis l’imprimante, sort stylos, tampons etc…8 heures 50,  j’attends. De la salle…d’attente, j’entends des bruits d’aggrafeuse, de tampons, d’imprimante, c’est bon signe. Enfin, à 9 heures, j’ai le sésame en main, mais pas de van pour retourner vers Kapit. Sur le parking, je n’ai plus qu’à demander si quelqu’un s’y rend. Chance ! la première voiture est la bonne. Et moi qui disait qu’il n’étaient pas sympathiques…A 9 heures 20, je suis à l’embarcadère et j’apprends qu’aujourd’hui le bateau ne partira qu’à 11 heures..grrrr.

Je discute avec Lars, un allemand résidant à Kuching, photographe nature et organisateur « d’expéditions » dans le Sarawak, qui retourne vers Sibu. Il me laisse sa carte. En fait, ce sont des expéditions en autonomie compléte avec bivouacs en pleine jungle, brrrr…Si certain(es) veulent tenter l’expérience, voici l’adresse de son site :  www.lars-fehlandt.de

Ensuite, je retrouve Suwit, un thaïlandais qui a également fait le trajet Sibu-Kapit la veillle. IcI les touristes sont rares.

C’est le départ. Aprés une heure de trajet, nous voici en train de franchir les rapides de Pelagus et ça je ne le savais pas ! Ca cahote pas mal, ça racle parfois sur les bords ou au fond, mais le « serpent » s’en sort bien. Et puis quel est le pire : les eaux tumultueuses des rapides ou les crocodiles des eaux calmes ?

DSC02834

On s’arrête vraiment partout, pour descendre ou faire monter des passagers, débarquer des bonbonnes de gasoil ou des bouteilles de gaz, des caisses…Enfin, on arrive vers 17 heures à Belaga. C’est un village trés agréable, accueillant, oú tout le monde se connaît. Les quelques magasins et hôtels sont tenus par des chinois. Je fais la connaissance de LA personnalité locale , Daniel Levoh,  ancien directeur d’école dans un village. Il a créé une guest house à Belaga et organise des randonnées en bateau ou à pied.

Le lendemain matin, sur le minuscule marché on m’offre des bananes et les discussions s’engagent.

L’après-midi ce sera baignade au pied  d’une chute en forêt, à 20 minutes de pirogue. La barque est minuscule. elle prend l’eau, il faut écoper de temps en temps. Ensuite, il faut se « garer » sur la rive et  continuer à pied en remontant un ruisseau dans la jungle. Pas de sangsues.

DSC02839

Mon guide.

DSC02842

Vous avez vu, sur le côté gauche ce que porte le guide : c’est une machette dans un bel étui. Une image me traverse l’esprit. J’espère que je ne vais pas finir la tête en court-bouillon lors d’une prochaine cérémonie. Pendant que je me baigne, ô délice, dans le bassin d’eau fraîche de la cascade, j’observe mon guide du coin de l’œil. Et pourquoi qu’il aiguise longuement la lame de sa machette sur un rocher, et pourquoi, sur le chemin du retour, qu’il ramasse du bois mort, hein ?

Je relis les phrases précédentes. Je raconte des bêtises, j’ai perdu la tête ou quoi ?

Devant moi, le guide cavale , j’ai du mal à le suivre. Il est vrai que cette longue baignade en eau froide m’a coupé les jambes !

C’est le moment de repartir. Le moteur de la pirogue cachote un peu, cale plusieurs fois, et là mes images reviennent en force éffaçées par un autre essai plus fructueux. Et quelques écopages plus tard, on arrive à Belaga.

DSC02843

Le lendemain matin, pour aller à Sibu, retour vers la vraie vie, il faudra 5 heures de pick-up sur une route en mauvais état.

Un séjour au centre du Sarawak, au milieu de la jungle..inoubliable.

DSC02827

A bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARRIVÉE AU SARAWAK (BORNEO)

Vue du ciel, la premiére image du Sawarak est celle d’un dédale de fleuves et de rivières ocre serpentant au milieu d’une immense et dense forêt.

DSC02808

Bien qu’étant l’un des 12 états de la Malaisie, l’arrivée au Sarawak nécessite le passage par le contrôle d’immigration avec apposition de tampons d’entrée/sortie sur le passeport.
A Kuching, la capitale, on s’aperçoit rapidement que le point focal est la rivière Sungaï. Une agréable promenade a éte aménagée et attire en soirée beaucoup de monde..et de moustiques. Une règle : ne jamais sortir sans son « repellent stick » ! On y déguste une assiette de « mee » (no spicy please) en profitant d’un son et lumière quotidien : sur la rive opposée, l’immense mosquée illuminée tandis que retentissent longuement les chants du muezzin…

DSC02815

Au niveau de la ville, il n’y a pas de pont (un Golden Bridge encore en construction) pour joindre la rive opposée, mais seulement de petites barques-taxi à rames.

Kuching voudrait signifier « chat » en malais. D’où une profusion de statues et de peintures un peu partout. Il y a également un musée. Le filon est exploité au maximum : tee-shirts, magnets, rideaux, nappes. J’ai logé à la guest house Quiik CAT dans laquelle un panneau est réservé aux artistes voyageurs qui voudraient s’essayer au « cat art’. Je me suis d’ailleurs demandée si dans les menus des restaurants… enfin bref, lorsqu’on quitte Kuching on sait tout, tout, tout sur les mimis…

DSC02811

On se rend vite compte que le moyen de transport le plus utilisé est le bateau. Il y a des terminaux de ferries dans presque toutes les villes ou de nombreuses compagnies se font concurrence. Les distances s’expriment en heures-bateau.
J’ai donc fait mon premier trajet de 5 heures en bateau de Kuching à Sibu.

DSC02816

C’est d’ailleurs dans cette agréable petite bourgade que j’ai appris l’importance de ce moyen de transport : en plus de l’approvisionnement en matériel et du transport de personnes il y a des bateaux-ambulance et un service régulier de bateaux-dispensaire pour les villages les plus isolés.
Demain, ce sera encore 5 heures de bateau pour rejoindre Kapit…je vais y prendre goût !

 

 

 

 

 

Retour vers la côte Ouest

ÎLE DE KAPAS

Au large de Marang existe une île minuscule : 2,5 kilométres de long sur 800 mètres de large. Elle est recouverte d’une épaisse jungle bordée par une succession de plages au sable blanc et de rochers. Ni village, ni magasin, ni route, ni embarcadère. On descend du bâteau directement sur la plage et c’est pieds nus dans le sable que l’on rejoint son bungalow en bois au confort rudimentaire : pas de wifi, eau froide seulement (mais bienvenue lorsqu’il fait 35°) et ventilateur. Les hébergements proposent un service de restauration sauf…en période de Ramadan. Un seul restaurant est ouvert ! Le temps d’attente est bien sûr très long, ce qui permet d’aller plonger avec délice dans une eau transparente entre la poire et le fromage !
Un endroit idéal dans lequel se rencontrent voyageurs, vacanciers, familles avec enfants, chacun profitant à son goût de cette parenthèse.

DSC02779.JPG

Le séjour…

DSC02782.JPG
Retour à la réalité 3 jours plus tard.

COTE OUEST : GEORGETOWN

Un bus de nuit confortable et frais (15°) rejoint Kuala Terrenganu à Georgetown, une traversée de la Malaisie d’Est en Ouest. Pour le trajet il vaut mieux avoir prévu pull, chaussettes, boisson chaude…Est-ce cette fraîcheur qui donne envie au chauffeur d’arriver rapidement, mais nous descendons du bus, encore endormis et emmitouflés, à Butterworth, avec 1 heure trente d’avance : il est 4 heures trente. Bon, maintenant, on fait quoi ? Un petit déjeuner permet d’attendre 5 heures, heure à laquelle part le premier ferry vers Georgetown, située sur l’île de Pinang. La traversée ne prend que quelques minutes. Dans le lever du jour, en dehors de l’agitation, je longe des rues où de magnifiques façades de type colonial témoignent d’un passé prospère.

DSC02784.JPG

Puis c’est le quartier indien où cuisines de rue, temples et boutiques se côtoient.
Dans la journée et jusque tard dans la nuit, se sont des endroits beaucoup plus trépidants et bruyants.
Pour profiter d’un peu de calme, le jardin botanique offre un lieu de calme et de fraîcheur relative. Sauf si, par manque de chance, il y a ceux qui on choisi ce jour là de faire voler leur nouveau joujou : des drônes !

 

DSC02798
Plus au nord de l’île, se trouve une très grande et belle plage publique. Elle met à disposition (gratuitement) des fauteuils de plage dans lesquels on peut savourer, ô délice, à l’ombre des grands arbres un jus de mangue frais.

LA SUITE

Actuellement, je me trouve à Ipoh, dernière étape avant de rejoindre Kuala Lumpur.
Mercredi 14 juin, un court vol de 1 heure 30 me conduira à Kuching, dans l’état du Sarawak, sur l’île de Bornéo où je resterais jusqu’au 26 juin.
De Kuching, je rejoindrais Jakarta sur l’île de Java, en Indonésie. Je n’ai pas encore établi d’itinéraire précis (ça change souvent), mais ce sera sans doute pour me diriger vers les petites de la Sonde (Florés, Lombok…).

 

 

 

Vers la côte Est

MERSING

Je me dirige vers Mersing, une petite ville de pêcheurs. Elle est devenue le point de départ de nombreux bateaux vers un lieu très prisé des touristes : l’île Tioman. Elle abrite également un centre de préservation des tortues marines. J’avais postulé pour y être volontaire mais à mon arrivée à Mersing, j’étais toujours en attente de leur réponse.
J’ai donc décidé de ne pas y aller et d’en profiter pour visiter Mersing. La promenade ombragée, en bord ce mer est agréable. Sur les bords de la rivière, je fais la connaissance de ‘‘poissons’ étranges, émergeant de la vase.

DSC02740
LE PARC DE TAMAN NEGARA.

Ce vaste parc, située au coeur de la Malaisie, possède une des plus anciennes forêt tropicale du monde.
Depuis Jerantut, on accède au petit village de Kuala Tahan, porte d’entrée du parc, par bus ou barque à moteur. Le prix d’entrée du parc est dérisoire : 20 centimes d’euros et 1 euro par appareil photo, pour la durée du séjour.
Il n’est pas obligatoire de prendre un guide, les sentiers étant très bien balisés et les cartes fournies très précises. Quelques personnes rencontrées auparavant ayant fait un circuit de 2 jours de marche en groupe m’avaient dit ne pas avoir vu d’animaux. J’étais un peu surprise.
Pour la première demi-journée, je me suis contentée de faire doucement connaissance avec la jungle en empruntant des sentiers « faciles ». Je garde l’impression unique de pénétrer dans un sanctuaire : la lumière est filtrée par le feuillage important des immenses arbres, des colonnes de lianes dégringolent des branches, la chaleur est suffocante et les bruits surprenants. Vais-je continuer ?
Je n’avais pas fait 500 mètres qu’un grattement se fait entendre. Je lève la tête et aperçois un lézard d’à peu prés un mètre de long, s’aidant de ses griffes, descendre le long d’une tronc d’arbre. Inutile de dire que, pas très rassurée, je ne me suis pas éternisée pour la mise au point de la photo souvenir.

DSC02748

 

Quelques centaines de mètres encore, un malais du parc me désigne un trou en disant : « tarentula ». Cette espèce est d’un joli jaune…Encore une photo difficile à prendre.

DSC02749
Plus loin ce sont des singes, volant de liane en liane, puis des oiseaux multicolores aux cris perçants.
Le lendemain, la nuit ayant été très pluvieuse, je fais connaissance avec les sangsues. ..beurk. Elles grimpent le long des chaussures et se glissent dans les mailles des chaussettes même les plus épaisses. Une fois accrochées, il faut les laisser terminer leur festin.
Quand à la flore, elle ne manque pas non plus d’étrangeté au niveau de leur forme ou de leur couleur. Par moment, la question se pose de savoir s’l s’agit d’une plante, d’un champignon ou autre..

SELAMAT PAGI MALAYSIA

 

Une semaine déjà que je suis arrivée à Kuala Lumpur , un peu surprise par les formalités quasiment inexistantes pour une autorisation de séjour de 90 jours.
Kuala Lumpur ne m’a pas vraiment plu : trop de trafic, de bruit et de pollution, une ville qui n’est désespérément pas faite pour les piétons. Il y a bien sûr le quartier des tours Pétronas qui attirent quotidiennement une foule de touristes, ainsi que la mosquée nationale. Pour y entrer, j’ai dû revêtir, malgré les 35 degrés, la longue robe bleue avec manches et capuche…non, non n’insistez pas, vous ne verrez pas la photo. Il y a également un immense jardin botanique (enfin de la verdure !) mais y entrer relève d’un « escape game » : d’abord suivre le long virage d’une voie rapide, traverser un magasin, continuer sur le pont d’une autre voie rapide, descendre un escalier en fer, passer au milieu de travaux, marcher dans un tunnel au bout duquel on se retrouve, physiquement indemne, devant l’entrée du parc ! Le GPS n’est d’aucun secours. Et dire qu’il faudra faire le chemin inverse pour en ressortir.

Les tours Pétronas

DSC02706

Le jardin de la mosquée nationale

DSC02713

C‘est donc avec un peu d’impatience que je me suis ensuite dirigée vers MELAKA, petite ville en bord de mer, située à 200 kilomètres de Kuala Lumpur. Quel endroit charmant ! Une partie de la ville s’étire de part et d’autre des méandres d’un canal. Les rives ont été aménagées en promenade piétonne ou cyclable. Tout un quartier de maisons malaises traditionnelles en bois, entourées de jardinets, sont encore habitées. La plus ancienne, la villa Sentosa, se visite avec, pour guide, l’arrière petit-fils de la famille. Cet ancien port a été un lieu dans lequel de nombreuses cultures se sont tour à tour implantées. Dans une même rue mosquée au sommet en forme de pagode, temple chinois, église sont mitoyennes. Trois jours ont été à peine suffisants pour appréhender toute l‘histoire de cette ville et profiter de son charme.

DSC02721DSC02722DSC0272920170525_084242

Fin de 3 semaines à Taïwan

A une heure de train de Taipei se trouve le village de Houtong, le village des chats ! Curieuse de ce lieu, je suis allée y passer une journée. Impossible de se tromper d’arrêt !  Déjà sur les quais  de la gare : des dessins de chats partout, sur la passerelle d’accès au village : des planches en hauteur pour inciter nos amis les matous à jouer ou à se faire les griffes. Enfin dans les quelques rues du village, on fait enfin la connaissance de tous ses « habitants ». La plupart dorment ou somnolent, habitués à être pris en photo. Ils ont un peu partout des « maisons » en bois pour se réposer à l’abri des regards.

DSC02702

Les boutiques sur le thème du chat ne manquent pas. Ce sont des pâtisseries en forme de chat, des bibelots, des tee-shirts,  etc…J’étais rassurée, en allant déjeuner, qu’il n’y ait pas que des croquettes au menu.

Cherchez l’intrus !

C’est également une ancienne ville minière (charbon) dans laquelle le site d’exploitation à été transformé en parc. Une voie piétonne et cyclable, à travers champs et forêts, passent sur des ponts, empruntent d’anciens tunnels. C’est par cette route que je rejoins la gare de Ruifang pour y prendre le train de retour vers Taipei.

DSC02705

Mon séjour à Taïwan se terminent !  C’est un pays accueillant, et j’en garde de bons souvenirs. Dans cet itinéraire, j’ai préféré la côte Est plus sauvage et moins fréquentée. Mais mon coup de coeur a été pour la forêt d’Alishan, au centre de l’île oû j’ai bien sûr regretté de ne pas y rester plus longtemps.

Enfin, j’ai choisi de continuer mon périple encore quelques semaines en faisant cap vers la Malaisie. Mercredi j’atterris à Kuala Lumpur.

Alors, à bientôt !

Au centre de Taïwan

 

CHIAYI
Je ne devais y passer qu’une journée, finalement j’y suis restée deux jours. J’ai aimé ses grands jardins botaniques et ses rues aux nombreuses anciennes maisons en bois.

DSC02678
Mais, j’ai surtout apprécié une journée passée dans la forêt d’Alishan. C’est un parc montagneux qui n’est pas encore devenu une attraction touristique. Il faut dire que y arriver n’est pas vraiment facile ! Sur un parcours de montagne de 86 kilomètres, un train part de Chiayi situé à 300 mètres d’altitude pour arriver, 3 heures 30 plus tard, à Alishan, 2216 mètres d’altitude. Le train s’élève le long d’une voie en spirale à grands renforts de virages grinçants et de nombreux tunnels. Un seul trajet le matin, un autre le soir…tant pis pour les retardataires ! La vue est spectaculaire, les aplombs vertigineux.

DSC02675

Je descends à la gare de Dulishan, village où il n’y a…que la gare !

DSC02672

De là, partent de nombreux sentiers de randonnée balisés, ce qui veut dire beaucoup de marches à gravir ! Mais il y a de nombreuses étapes. C’est d’abord une famille Taïwanaise qui m’invite à déguster la spécialité locale (avec évidemment séance de photos obligatoires) : de petits cubes de gelée dans un jus de fruit glacé. Très bon !

DSC02661

Ensuite, un peu plus haut, il y a un temple qui donne l’occasion d’une pause repas. Mais le train de retour et à 15 heures et je veux profiter ce cette journée pour marcher un peu. Je grimpe jusqu’à un sommet mais hélas une brume de chaleur masque la vue. C’est vrai qu’il fait chaud. Je n’ai rencontré que peu de marcheurs. D’ailleurs beaucoup se sont arrêtés au temple, où l’on m’offre du thé taïwanais. C’est déjà l’heure du retour, je dois retourner vers la gare de Dulishan…

PULI
Je devais aller à Sun Moon Lake, au centre de Taïwan, mais j’ai finalement changé de projet : je vais rester 2 jours à Puli. En y arrivant je découvre que cette petite ville se trouve au centre géographique de Taïwan . Preuve à l’appui…même si c’est marqué en chinois.

DSC02683

Il y fait un peu plus frais que sur la côte et les vallées sont verdoyantes. Il y a un très beau parcours à vélo à effectuer. Le départ se fait le long d’une rivière bordée de champs de chanvre. Puis, une route, heureusement ombragée, grimpe, grimpe en offrant un panorama magnifique sur la vallée. Ensuite, il faut laisser le vélo pour descendre à pied un sentier.

DSC02690

Peu à peu, on découvre en contrebas un lac au bord duquel une longue halte est la bienvenue.

DSC02687

J’avais choisi un hébergement par Airbnb. J’ai été vraiment satisfaite : le lieu était agréable, le petit déjeuner délicieux et les hôtes adorables.

 

 

Le Sud

Dans le train qui chemine vers le Sud il y a ces paroles de chanson qui me reviennent : ‘Il y a du linge étendu sur la terrasse, et c’est joli…. ». La température se maintient à 33°. Dans les campagnes, on ramasse fruits et légumes. Quelques femmes, encapuchonnées et gantées pour se protéger du soleil, attendent devant leur cuisine ambulante.

Le train arrive à Taitung, ville d’importance moyenne. Bien que située en bord de mer, ce n’est pas une station balnéaire. Mais j’ai apprécié cet endroit pour ses nombreux parcs et espaces verts : le parc Beinan qui est à la fois un site archéologique et un magnifique jardin botanique,  le Forest park avec ses nombreux lacs et points d’observation. Une ancienne voie ferrée, aménagée en piste cyclable et avec des points d’eau potable, permet de joindre tous ces endroits (une vingtaine de kilomètres). J’ai été étonnée d’y croiser si peu de monde car cette ballade est vraiment agréable.

DSC02614

DSC02615

DSC02617

Puis, plus au sud encore se trouve le parc national de Kenting. Là, se sont de belles plages (dont l’une jouxtant les installations d’une centrale nucléaire !) et des lieux trés touristiques dont l’inévitable spot photographique « coucher de soleil ». M’attendant à un parc naturel, donc sauvegardé, j’ai été assez déçue. Impossible de trouver un vélo à louer : on vous propose soit un scooter, soit une excursion à la journée en bus ou une location de voiture (pas pris mon permis). Finalement, je n’ai « fait » que la plage de Little Bay (avec aller en bus de ville et retour à pied) qui, comme son nom l’indique est une PETITE plage. Tranquillement installée à l’ombre, je vois arriver une vingtaine d’enfants avec leur professeur. Puis quelques minutes aprés une autre vingtaine, puis encore une, puis une autre…A chaque fois que je tournais la tête, leur nombre avait augmenté ! Une fois les derniers arrivés, enfin,  ils se sont tous assis. Et là, le professeur principal à commençé un long discours avec UN PORTE-VOIX (il fallait bien que ceux du fond entendent) ! J’ai donc quitté Little Bay et sa plage de sable fin…

DSC02625

Heureusement, un petit chemin de traverse m’à conduit à une plage sans nom, rocheuse, trés jolie et trés calme.

DSC02626

Une curiosité reste quand même le site du Feu Eternel, à Chuhuo. Il s’agit d’un endroit où le gaz naturel fuit du sol et s’enflamme. Il faut bien sûr y venir la nuit. Spectacle et odeurs garantis.

DSC02639

 

 

 

 

 

TAIWAN : TAIPEI et le parc de TAROKO

Je m’accorde un petit extra à TAIWAN. On m’a beaucoup vanté les charmes de cette île montagneuse, son climat, la gentillesse de ses habitants. Et puis TAIPEI ne se trouve qu’à deux heures et demi d’avion d’OSAKA…Alors, c’est parti pour trois semaines supplémentaires !

En arrivant à TAIPEI, la température est plus chaude et plus humide, climat subtropical oblige. Les transports en commun, train et métro, sont pratiques, faciles pour se déplacer et l’anglais est parlé dans de nombreuses endroits.

Deux jours, en prenant le temps, n’ont pas été suffisants pour visiter tous les sites. J’ai apprécié la fraîcheur des jardins, en particulier celle du jardin botanique, ressenti une certaine émotion lors de la visite du 228 Mémorial Hall, vécu l’étonnement dans la découverte du Taipei Artist Village…

DSC02590

Ensuite, trois heures de train m’ont permis d’atteindre Hualien. Cette ville portuaire n’a pas un attrait particulier, mais elle se trouve proche du Parc National de Taroko.

DSC02592

Au milieu de hautes montagnes, sur un parcours de 19 kilomètres, la rivière a façonné des gorges profondes : des cascades dévalant des blocs de marbre monumentaux alternent avec de paisibles bassins d’eaux cristallines au milieu d’une nature luxuriante. La forêt est pleine de chants d’oiseaux, de croassements de batraciens, de bruits…non identifiables. Un escargot, gros comme une poire, traverse lentement le sentier, des papillons aux couleurs flamboyantes dansent de fleurs en fleurs, un serpent (vipère ou couleuvre?) se faufile furtivement. Il y a tant à voir et à écouter ! Plusieurs chemins de niveau facile sont proposés, balisés et aménagés. Ensuite, d’autres sentiers nécessitent un permis (accepté entre 2 et 5 jours), la présence d’un guide et la réservation d’hébergements pour la durée du parcours. Cela nécessite de prévoir un temps assez important, sous réserve que la météo soit favorable…

Mais cette seule journée de marche dans ces gorges m’à émerveillée.

DSC02596

DSC02598

DSC02600.JPG

DSC02606