LE SULAWESI

Après un court séjour à Malang, ville agréable avec ses avenues arborées et ses maisons cossues de style colonial, je quitte Java pour le Sulawesi.

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Il est plus de 16 heures lorsque j’arrive à l’aéroport de Makassar. Il n’y a plus de bus pour rejoindre le centre ville. Je dois donc prendre un taxi. Leur système de gestion est à prendre en exemple. Il faut d’abord acheter un ticket à un comptoir situé dans l’aéroport. Le prix est fonction de zones géographiques (une course de 25 kilométres coûte 120.000 roupies indonésienne soit environ 8€). Il suffit de remettre le ticket au chauffeur, et c’est bien sur à ce moment là que les sollicitations sont nombreuses. Mais il n’y a pas de marchandage possible, ni d’échange direct d’argent.
J’ai bien aimé Makassar, sa promenade en bord de mer, ses nombreux parcs et ses habitants souriants, accueillants et toujours curieux.

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La population du Sulawesi est majoritairement chrétienne. Les chants matinaux (4 heures 30) des muezzins ont laissé la place, dés 6 heures trente, à des chants d’églises rythmés et fort en tonalité. On gagne 2 heures de sommeil !
Les transports sont assez difficiles : l’état des routes, les horaires approximatifs, l’emplacement des terminaux de bus éloignés des centre-villes rendent les trajets longs et fatigants.
Pour rejoindre Rantepao dans le pays Toraja au centre du Sulawesi, il faut pas moins de 12 heures de bus ! Je fais une halte à Pare Pare, qui serait une étape agréable (marché et bord de mer animé), si l’antipathie de ses habitants était moins présente. En effet, le lendemain matin, il s’avère difficile de trouver un bus allant vers Rantepao : autant de renseignements demandés, autant de réponses différentes et approximatives ! Finalement, je trouve un « kijian », une voiture partagée avec 4 autres personnes. Le tarif est identique à celui du bus et le confort un peu meilleur, hormis la fumée de cigarettes. Heureusement, il fait chaud, on peut rouler vitres baissées.
LE PAYS TORAJA

 

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Une région assez vaste où les maisons en bois ouvragé et peint, sont coiffées de toits en forme de proue de navires. Le paysage est montagneux, jalonné de rivières. Des rizières dégringolent des versants. Région où le buffle est roi. C’est un endroit également connu pour ses cérémonies funébres qui durent plusieurs jours attirant
de nombreux curieux. Elles sont devenues une attraction touristique et les « organisateurs » attendent des présents dont les plus prisés sont…les cigarettes. Je n’y ai pas participé, ne me sentant pas avide d’assister en direct à des sacrifices d’animaux, ni de prendre part à une cérémonie-spectacle. Mais à chacun son choix et ses raisons. La région offre des balades au milieu des riziéres ou en forêt qui sont pour le moins intéressantes et agréables, s’il ne pleut pas trop.

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TENTENA
Ensuite, ce sera encore 12 heures de bus pour arriver à Tentena, situé au bord d’un lac. Un endroit frais et calme, un petit village de pêcheurs et de fermiers. Jour de chance : c’est la fête du riz ! Les habitants ouvrent leur maison et régalent les amis et voisins de mets préparés à l’occasion. Fatalité ! Dans la journée, je rencontre un guide indonésien qui à travaillé sur les bâteaux de croisiére à Cannes et qui connaît très bien, tenez-vous bien…Auron. Le soir, nous voilà partis, en compagnie de 2 autres français et d’un autre indonésien, faire la tournée des amis. Nous sommes très bien accueillis et invités à gouter TOUT les plats (y compris, avec modération l’arak, une boisson fermentée). De belles journées à Tentena !

 

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